La mort cérébrale du site Version Finale a laissé les scénaristes et tous les accros de cinéma, de littérature, de bonnes histoires en général sur le sable.
Nous sommes des naufragés de V.F, une poignée, échoués sur un îlot désert. Mais nous avons la ferme intention de poursuivre l'entreprise dans l'esprit que les locataires de cet hôtel, dorénavant mythique, avait fini par lui façonner.
La raison d'être de ce nouveau site est d'abord de mettre en contact des auteurs, débutants ou non, de leur permettre de confronter leurs travaux aux regards critiques des autres, de construire leurs démarches d'auteurs, de profiter de l'expérience de tous pour progresser.
Le site regroupe des gens de bonne volonté animés par la passion d'écrire pour les différents médias : cinéma, télévision, théâtre, bande dessinée, littérature.
Pour reprendre la métaphore de l'hôtel, le premier étage est un vaste atelier d'écritures diverses (comme énoncé plus haut) non cloisonné. Car il nous semble judicieux de laisser les genres se côtoyer, se féconder et permettre aux auteurs de choisir la voie qui leur semblera la plus en adéquation avec leur passion.
Il comporte également de petits salons, lieux de rencontres avec les auteurs autour d'un texte remarqué. C'est l'endroit où se développe le projet, où les intervenants apportent leurs expériences, leurs sensibilités, et leurs critiques pour nourrir un texte en devenir.
Le rez de chaussé quant à lui est le lieu de rencontre par excellence. Il est ouvert à tous et d'abord aux curieux, qu'ils soient professionnels, producteurs, réalisateurs, comédiens, éditeurs, ou bien simple passant. Il comporte un forum que l'on pourrait assimiler au bar de l'hôtel. C'est un endroit ou les brèves de comptoir fleurissent, où aux heures tardives après des nuits brûlantes passées sur un clavier, les amitiés se nouent et les engueulades se déclenchent. C'est un endroit de détente et de rencontre. Le miroir de l'esprit du site mais également le premier lieux de contact entre le passant et les locataires de l'hôtel.
Et puis il y a un second étage, des téléphones, des fax, des horloges indiquant l'heure partout dans le monde où les histoires se construisent. C'est l'endroit où les nôtres devront rencontrer leurs destins : producteurs, réalisateurs, éditeurs.
Car cet hôtel est bâti non seulement sur nos passions, mais également sur nos volontés de leur donner les ailes qu'elles méritent. Tous, pensionnaires à l'année ou passager d'une soirée, nous avons l'intention de construire un « New Deal » entre les « Faiseurs d'histoires » et ceux qui les racontent au public.
Je ne vous ai pas parlé des sous sols de l'hôtel, de la chaufferie embrumée de vapeurs, des conduites suintantes. C'est le repaire de quelques soutiers à la transpiration malodorante et aux regards un peu fous. Que ceux qui s'y égarent n'écoutent pas la peur qui leur monte des tripes, il s'agit simplement des allumés qui ont refusé de voir s'engloutir leurs rêves. Tout le monde est le bienvenu aux royaumes des enfers du moment que la machine continue de tourner.